Un rédacteur SEO rédige pour des clients travaillant dans des secteurs d’activité aussi divers que variés, dont certains particulièrement techniques. Aussi, il doit assimiler rapidement de nouvelles notions afin de créer des contenus pertinents tant pour les moteurs de recherche que pour les utilisateurs. C’est là que l’IA montre toute son utilité. En effet, elle est d’une efficacité redoutable pour expliquer des notions concrètes et concepts abstraits grâce à sa capacité de vulgarisation.
Pour rappel, et pour faire simple, les outils d’intelligence artificielle ont absorbé l’intégralité du web pour être en mesure de répondre aux questions posées. Les moteurs de recherche ayant tendance à pénaliser les contenus non qualitatifs, pour ne pas dire proches de la désinformation ou erronés, l’IA s’est abreuvée d’informations “vérifiées” dans son apprentissage. En termes de fiabilité des données fournies, elle est donc plutôt pertinente et permet de réduire le temps passé sur la bibliographie en amont de la rédaction.
Par ailleurs, l’intelligence artificielle peut être perçue comme une aide à la recherche d’inspiration. Inconsciemment, chaque rédacteur SEO a sa propre manière de traiter un sujet, aussi bien sur le fond que sur la forme. Afin de faire évoluer quelque peu ses productions, il peut être pertinent de solliciter de temps à autre le regard de l’outil numérique, ce qui permet également de s’ouvrir à de nouveaux axes d’approche et modes de rédaction web.
De même, et à titre d’exemple, elle permet de générer un balisage optimisé ou encore de rechercher le champ lexical d’un terme bien défini en un clic. Une réelle économie de temps, donc.
Enfin, l’IA est un support intéressant pour rédiger des paragraphes à vocation didactique. Un contenu optimisé SEO commence bien souvent par l’explication du sujet abordé dans l’article, voire par une définition. Or, à cet exercice, l’IA ne montre pas de faiblesse. De surcroît, il est possible de lui donner des instructions afin qu’elle adopte telle ou telle ligne éditoriale, ce qui en fait un outil digne de considération pour générer du texte simple en un temps record.
Dans le cadre de la création d’un site web à visée informationnelle par exemple, ou dans un contexte de future monétisation, l’intelligence artificielle est idéale pour produire du contenu rapidement et donc tenter de se positionner sur les moteurs de recherche dans un laps de temps réduit. Mais face à ce qui ne semble être qu’une longue liste d’atouts en faveur de l’IA, une rédaction humaine a-t-elle encore un quelconque intérêt ?
Avant tout, il faut savoir que les applications de génération de contenu ont leurs limites. Il est nécessaire de les entraîner pour qu’elles répondent au mieux aux besoins du rédacteur : plus on alimente l’IA avec des prompts précis et des retours sur la production fournie, plus elle “comprend” les attentes de son commanditaire, devenant ainsi plus performante.
Néanmoins, de nombreuses utilisations de l’IA sont requises pour qu’elle parvienne à s’adapter au mieux aux consignes données. A ce titre, elle ne se positionne pas en tant que remplaçant du rédacteur mais comme un outil fournissant une base de texte qu’il est impératif de retravailler à la main pour en faire un contenu unique. Actuellement, ce sont les modifications apportées par un rédacteur qualifié qui assureront la qualité globale du texte, tant dans son fond que dans sa forme. La ligne éditoriale définie, l’intonation souhaitée par le client, les traits d’esprit et jeux de mots intégrés au corps du texte, ou encore le maillage interne, si important en SEO, demeurent l’apanage de l’auteur du contenu.
Il ressort des utilisations de l’IA appliquée à la rédaction SEO que celle-ci atteint rapidement ses limites dès lors qu’une réelle analyse est demandée. N’étant pas en mesure de raisonner, de réfléchir par elle-même, elle n’est pas d’une grande utilité pour la production d’articles traitant en profondeur d’un sujet. De même, l’intelligence artificielle n’est techniquement pas en mesure de relater des événements tout récents. A titre d’exemple, mentionnons ChatGPT qui, à l’heure où nous rédigeons cet article, en 2023, a absorbé les ressources disponibles en ligne jusqu’en 2021.
Par ailleurs, l’expertise humaine, provenant d’un savant mélange de connaissances acquises et issues de l’expérience, est l’alliée la plus efficace pour produire un article à forte valeur ajoutée. Or, rappelons que Google et ses concurrents pénalisent les contenus de qualité médiocre et peu fiables. Sur ce point, on note une large victoire par KO du rédacteur humain face au robot, dont la production ne survolera que le sujet au lieu de l’analyser en profondeur.
Enfin, l’IA est un support intéressant pour rédiger des paragraphes à vocation didactique. Un contenu optimisé SEO commence bien souvent par l’explication du sujet abordé dans l’article, voire par une définition. Or, à cet exercice, l’IA ne montre pas de faiblesse. De surcroît, il est possible de lui donner des instructions afin qu’elle adopte telle ou telle ligne éditoriale, ce qui en fait un outil digne de considération pour générer du texte simple en un temps record.
Dans le cadre de la création d’un site web à visée informationnelle par exemple, ou dans un contexte de future monétisation, l’intelligence artificielle est idéale pour produire du contenu rapidement et donc tenter de se positionner sur les moteurs de recherche dans un laps de temps réduit. Mais face à ce qui ne semble être qu’une longue liste d’atouts en faveur de l’IA, une rédaction humaine a-t-elle encore un quelconque intérêt ?
Lorsque l’on doit composer avec l’intelligence artificielle, qu’on le souhaite ou non, tout est donc une question de juste équilibre. Si elle présente de réelles compétences rédactionnelles offrant un gain de temps certain au rédacteur, elle n’en demeure pas moins dénuée de toute expertise et de toute forme de raisonnement. Pas d’inquiétudes donc : l’IA ne va pas mettre fin à la profession ! Une fois maîtrisée et apte à produire du contenu de qualité et répondant aux attentes, elle constitue une alliée bien pratique pour comprendre des concepts, établir des listes à puces ou rédiger des introductions ou conclusions pertinentes.
Google s’est exprimé récemment sur l’intelligence artificielle. Le moteur de recherche considère que les textes de qualité doivent être valorisés, quel que soit le moyen par lequel ils ont été produits. Le géant du web ne prévoit donc pas de pénaliser sans autre forme de procès les articles rédigés par une IA, pourvu qu’ils soient dignes de confiance : le cas par cas est ici de rigueur. L’enjeu actuel pour la rédaction web est donc d’apprendre à travailler avec l’IA pour lui laisser la place qu’elle mérite et profiter de ses capacités, ce qui permet de libérer du temps pour se consacrer à des tâches que la machine ne peut réaliser et qui représentent une réelle valeur ajoutée aux contenus.
